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Autoconsommation énergétique : économique… et écologique !

Du fait de la croissance constante des tarifs de l’électricité et de la baisse soutenue du prix des installations photovoltaïques, les français investissent en masse vers l’énergie solaire pour leur propre consommation. Une autoconsommation énergétique qui devrait atteindre une parité avec le réseau dès 2020. Décryptage.

Pour faire face aux difficultés de marché, notamment liées à l’avènement des énergies renouvelables, EDF souhaite une augmentation des tarifs de 2,5 % par an jusqu’en 2019.  Celle-ci s’ajouterait à la hausse de 2,5 % entrée en vigueur le 1er août dernier. La réponse de l’Etat, seul juge en la matière, reste en suspens… mais quoi qu’il en soit, la facture est désormais salée pour les consommateurs ! Ainsi, selon un sondage IFOP – Qualité EnR réalisé en janvier 2014, un tiers des français compte équiper son logement d’un système d’énergie renouvelable, pour des raisons autant financières qu’écologiques.

Entre 20 et 40 % d’économie

On peut distinguer deux types d’autoconsommation. La première concerne les systèmes autonomes équipant les maisons et bâtiments non raccordés au réseau électrique local. Dans ce cas, le propriétaire de la construction consomme uniquement l’énergie produite par les panneaux photovoltaïques, le surplus pouvant être stocké dans des batteries spécifiques. Ce type d’installation reste assez confidentiel, du fait notamment de son coût important.

A ce jour, l’autoconsommation permet avant tout de réduire sa facture d’électricité. Dans cette seconde configuration où la construction est raccordée au réseau électrique local, son propriétaire consomme en priorité l’énergie produite par son installation solaire au cours de la journée et réinjecte le surplus sur le réseau local qui le fournit le soir et la nuit. De nombreuses options permettent, en outre, des déplacements de charge (programmation des équipements ménagers au cours des heures creuses) et de stockage de l’électricité dans le ballon d’eau chaude sanitaire. Ou comment réduire de 20 à 40 % votre facture d’électricité !

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Une énergie propre et renouvelable

L’investissement est d’autant plus rentable qu’une installation photovoltaïque pour l’autoconsommation ne nécessite pas d’intégration de panneaux sur le toit, mais au sol, et que la durée de vie des panneaux photovoltaïques est comprise entre 25 et 30 ans. Avant de vous lancer, prenez conseil auprès de professionnels afin d’examiner avec précision quelle type d’installation est en adéquation avec vos besoins (et votre budget !) et de vous faire accompagner dans les démarches administratives attenantes.

Au-delà de toute considération économique et vision financière à long terme, l’autoconsommation est une démarche positive face aux enjeux écologiques majeurs auxquels nous sommes confrontés. Un changement profond de nos habitudes de consommation est inévitable si l’on veut transmettre un monde serein aux générations futures ! Adhérer à cette nouvelle manière de produire et de consommer marque votre indépendance et votre autonomie, votre entrée dans une véritable démarche de développement durable. Contrairement à l’électricité produite par les centrales nucléaires et autres, et distribuée par les différents fournisseurs, les installations solaires produisent une énergie propre et renouvelable, respectueuse de la nature et de l’environnement qui vous entoure.

Parité réseau dès 2020 en France

Dans certaines régions du monde, comme la Californie et le Japon qui combinent un fort ensoleillement et un prix de l’électricité élevé, le coût de production photovoltaïque est égal voire inférieur au prix de vente de l’électricité conventionnelle. On parle alors de parité réseau. Si la France et ses voisins européens font figure de mauvais élèves, le retard devrait être rattrapé d’ici 2020.

En effet, selon l’association européenne de l’industrie photovoltaïque (EPIA) et le cabinet AT Kearney, le coût de production du kWh photovoltaïque devrait être divisé par deux, tandis que le prix de l’électricité distribuée par les fournisseurs sera en augmentation croissante. La parité réseau devrait ainsi apparaître dès 2015 dans le sud de la France pour les systèmes photovoltaïques non intégrés au bâti, dès 2016 sur la moitié du territoire pour les petits systèmes et avant 2020 pour tous les segments de marché.

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) confirme ces perspectives positives. L’étude Etude technico-économique filière photovoltaïque française : bilan, perspectives et stratégie publiée en septembre 2015 annonce, en effet,  que le développement du photovoltaïque sans subvention sera possible en France à partir de 2020, la rentabilité étant envisagée un an plus tard dans le sud. Afin d’assurer la transition vers un modèle sans subvention, l’agence recommande, notamment, une réorientation du dispositif de financement de la demande et une clarification du cadre réglementaire.

Fin 2014, la France comptait 346 000 installations photovoltaïques ayant permis de produire 1,3% de la consommation électrique. Des chiffres encourageants, supérieurs aux objectifs fixés par le législateur. A suivre…

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